Mes chutes célèbres ! Les facéties du Parkinson ..

La perte temporaire de l'équilibre est à craindre. Plusieurs chutes incontrôlées ont déjà marquées ma vie depuis les manifestations lourdes de l'existence de mon Parkinson.

A Dakar, fin avril 2008, je tombe sur le sol en "glissant" sur moi-même avec cette image mentale comme quoi je m'enfonce dans un "vortex" avec une perte totale du pilotage des mes membres (bras et jambes).

A Lopsann, dans la banlieue de Haguenau le 10 septembre 2008, je tombe au sol en me penchant pour ramasser un objet. Je suis attire vers le sol, en avant, et je n'ai plus les moyens physiques de résister à cette chute. Le choc est faible car je tombe sur le côté droit et je glisse le long d'un mur.
Je reste 20 heures au sol sans pouvoir bouger, en attendant que l'on vienne me secourir.

A Strasbourg le 12 octobre, au CHU, en chambre, au service des maladies infectieuses et tropicales, je rejoins mon lit après avoir pris une douche dans la salle de bain contigüe, accompagné par une potence mobile qui maintient une perfusion : sans m'en rendre compte je suis attiré vers le sol et je tombe lourdement sur le côté gauche.. Je ne sens pas de douleur mais je suis trop faible pour m'asseoir et j'attends la venue des aides soigantes qui m'aident à me relever, non sans menace de m'attacher au lit si je recommence à me lever sans leur présence ...


A Strasbourg, le 24 octobre en sortant de l'hôpital, j'ai un vertige devant un escalier d'une dizaine de marches et je tombe en avant dan un "roulé boulé" sportif. Ma tête heurte légèrement une marche car je suis amorti par mon sac contenant un ... micro-ordinateur portable. Pas de blessure malgré cette chute spectaculaire !

A Haguenau le 30 octobre, alors que je reviens de faire quelques courses je prends l'escalier pour monter chez moi au 2ème étage (l'ascenseur est en panne). Arrivé à mi- étage du second niveau, une sensation de faiblesse m'envahit et je trébuche sur la dernière marche, mon sac en avant, et je m'affale sur le palier et ma tête heurte le mur d'en face ! Un voisin vient me tirer de cette situation !

A Haguenau le 16 janvier 2009, j'accompagne Francine pour faire des courses. Il fait froid (-6°c.), mais le ciel est bleu et un peu de soleil d'hivers baigne les rues du centre de la vieille ville.
Au retour alors que nous marchons assez vite à cause du froid, je tombe en avant sans aucun réflexe de protection, ma tête heurte violemment le sol. Trois jeunes femmes, coiffeuses dans un magasin voisin, viennent assister mon épouse pour me relever et me donner les premiers soins dans leur magasin. Je n'ai aucun souvenir des raisons de cette chute. Bilan après un passage à l'hôpital de Haguenau : un doigt cassé à la main droite !

La prévention des chutes

La maladie de Parkinson, dont le début peut se situer entre 55 et 60 ans, intéresse deux types
de population : les jeunes et les vieux Parkinsoniens. Les caractéristiques évolutives de la
maladie ne diffèrent pas entre les deux, mais la poly pathologie va brouiller les cartes chez les
patients les plus âgés.
Les chutes sont un événement fréquent au cours de la maladie de Parkinson, elles ne
surviennent que chez des patients ayant une maladie évoluée. Les chutes qui surviennent dans
les deux premières années de la maladie devront faire rechercher une autre cause.

A) Les chutes chez le Parkinsonien sont en rapport avec :
  • Les troubles de la marche qui sont marqués par des blocages survenant au
  • démarrage (le patient reste cloué sur place) ou par des piétinements survenant le
  • plus souvent aux franchissement d’obstacles (passage de portes, passage d’une
  • pièce sombre à une pièce éclairée, passage sur un tapis…)
  • Les troubles de la posture entraînant un changement de position du corps : le
  • buste penché déplace le centre de gravité vers l’avant et précipite la marche,
  • générant au moindre obstacle un risque de chute.
  • Les effets secondaires des médicaments (baisse de tension, troubles de la
  • conscience voire un état confusionnel chez certains).

L’environnement va jouer un rôle considérable dans la cause des chutes par maladresse et
devra faire l’objet d’un soin particulier pour être adapté, dés le début de la maladie, aux
déplacements et aux besoins du Parkinsonien. La maison ou l’appartement idéal, s’il pouvait
exister, serait conçu sans obstacle, de plain-pied ou avec un accès facilité par un ascenseur, il
devrait satisfaire aux recommandations suivantes :

  • Eviter les tapis-brosses, les tapis de manière générale y compris les descentes de lit
  • et les seuils de porte
  • Les sols non glissants doivent être de couleur uniforme sans motif
  • Disposer le mobilier de telle sorte qu’il puisse assurer des appuis sans gêner la
  • progression du patient
  • L’éclairage doit être efficace (préférer l’halogène), la nuit, laisser en place des
  • veilleuses
  • Les accès aux différentes pièces et aux couloirs doivent être suffisamment larges
  • pour laisser passer un fauteuil roulant
  • Préférer les douches sans seuils aux baignoires
  • Poser des barres d’appui dans la salle de bain et les WC
  • Le lit devra être à hauteur variable éventuellement équipé de potence
  • Un téléphone sans fil à disposition évite de se précipiter pour répondre au
  • téléphone. Une télé-alarme pourra compléter le dispositif pour appeler en cas de
  • chute avec incapacité de se relever.
Les déplacements du malade nécessitent des pieds soignés dans des chaussures
souples fermées avec talon (proscrire talons hauts, charentaises et mules), ils
peuvent nécessiter des aides : cannes, déambulateur… si la coordination motrice le
permet.

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